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Retour sur le Petit Déjeuner #MorningChange dédié à l’Intrapreneuriat

#MorningChange : l’intrapreneuriat
Le jeudi 27 septembre au matin avait lieu notre deuxième petit déjeuner sous l’égide bienveillante du hashtag #MorningChange, qui avait cette fois pour thème l’intrapreneuriat. Loin d’être un buzzword, il s’agit pour résumer de faire éclore et mener son projet tel un entrepreneur, mais dans un environnement professionnel familier. Les avantages sont multiples pour toutes les parties prenantes, que ce soit pour l’employeur qui va pouvoir développer une idée qui lui tient à cœur dans un environnement maitrisé, que pour l’entreprise qui va construire ou consolider sa marque employeur et potentiellement se retrouver leader sur de nouveaux produits ou services innovants. En bref, l’intrapreneuriat c’est « laisser vos talents entreprendre pour vous, en leur offrant une méthodologie et du temps ».

Une table ronde riche en expérience

Comme de coutume, nous avions la chance d’avoir des invités de choix autour de cette table ronde : Sandrine Delage, à la tête du pôle Change Makers and Prospective de BNP Paribas, et notamment du People’s Lab for Good, le programme d’intrapreneuriat du groupe, David Amsellem, intrapreneur aguerri chez BNP Paribas, et Olivier Bertil, intrapreneur chez ENGIE et co-fondateur de Petitbus, le projet qui a décollé ! Et bien entendu, pour animer cette belle matinée, nous avions Jean-Noël Chaintreuil et Anna Rollet de Change Factory.

Qu’est-ce qu’un bon intrapreneur ?

« C’est un Barbapapa corsaire ! »,  nous dit Sandrine Delage. Un quoi ? Un Barbapapa, à l’image des personnages du dessin animé éponyme, qui saura changer de forme, être souple et s’adapter ; et corsaire (et non un pirate, nuance importante), car il saura utiliser des solutions créatives pour rapporter des trésors et créer de la valeur pour l’entreprise. Sans peur ! En effet, toujours d’après Sandrine Delage, un intrapreneur impacte une bonne centaine de personnes, et avec 30 à 50% de réussite sur les projets, on parle bien d’une transformation humaine qui rayonne dans tout l’écosystème.

Quelles sont les clés du succès ?

Tout d’abord, bien penser et structurer son programme en amont. Pour cela, rien de tel que de se faire accompagner par des experts du sujet, histoire de poser des fondations solides. Pour qu’un programme d’intrapreneuriat aboutisse, il faut en définir le cadre et les contraintes éventuelles, le tout en embarquant tous les acteurs de l’entreprise : collaborateurs et surtout managers. Que ce soit en termes d’ETP (équivalent temps plein) ou de financement, il est important d’obtenir les autorisations nécessaires avant de se lancer tête baissée.

Et pour cela, nous avons identifié une deuxième clé du succès : penser à ses KPI, ou indicateurs de performance. Il peut s’agir bien sûr de production de nouveaux produits et services, mais pas que ! Les softs skills ne sont pas à négliger, car l’intrapreneur, quelle que soit l’issue de son projet, en sortira systématiquement grandi, et avec de nouvelles connaissances, aussi bien techniques qu’humaines. Ce type de programme a également des conséquences positives sur la marque employeur et le taux de rétention des collaborateurs. Penser KPI au sens large, donc.

Troisième clé du succès : ne pas hésiter à faire appel à des experts externes et… internes ! Devenir intrapreneur c’est acquérir de nouveaux savoirs, savoir-faire et savoir-être, et pour cela rien de tel qu’un encadrement pédagogique efficace. En demandant autour de vous, vous constaterez bien vite que beaucoup plus de collaborateurs qu’on ne le croit ont des talents cachés et sont prêts à les partager. C’est ça aussi savoir mobiliser son réseau !

Enfin, il faudra bien entendu être assez agile, humble et réactif pour savoir faire des modifications en temps réel. Dans le jargon, on appelle ça pivoter, et ça implique un peu plus que de faire des tours sur sa chaise de bureau avec un air pensif (sinon bonjour le tournis). C’est aussi valable pour le programme lui-même ! On fait souvent face à des évolutions imprévues, et c’est notre façon de les appréhender qui en fera des expériences positives ou négatives.

 

« Des idées et l’envie d’apprendre »

C’est ce que nous dit Olivier Bertil quand nous lui demandons pourquoi il a rejoint le programme d’intrapreneuriat. Pour lui, rien n’est à considérer comme un obstacle : il n’y a pas de problèmes, que des solutions.

À la question « Si vous aviez une baguette magique pour remonter dans le temps, quel conseils donneriez-vous au jeune intrapreneur que vous étiez ? » Pour Sandrine Delage ce serait de bien gérer son timing, pour arriver au bon moment et profiter de l’effet « wahou », et surtout d’oser demander plus, plus vite, quitte à affronter un refus. Plus de budget et plus de temps, car il ne faut pas négliger la difficulté de mener son projet et ses missions professionnelles de front. Pour David Amsellem, c’est de bien se renseigner en amont sur la politique du groupe dans lequel on monte son projet pour se positionner en cohérence et éviter les frustrations.

Nous avons quant à nous bien réfléchi à toutes ces questions et concocté un livre blanc pour y répondre, dont vous pouvez télécharger un extrait ici. Utile à la fois pour se renseigner, se lancer, ou convaincre son entreprise de se lancer, avec des fiches pratiques et astuces, on n’en est pas peu fiers.

Sur ces bonnes paroles, nous vous donnons rendez-vous très vite, c’est-à-dire le mardi 4 décembre, pour notre prochain petit déjeuner #MorningChange sur le thème du e-sport ! N’hésitez pas à nous envoyer un petit email pour exprimer votre intérêt et être les premiers invités !

Carole Ballereau

Chef de projet Change Factory

Et si vous veniez en discuter avec nos experts autour d'un café ?