L’employee advocacy est un programme performant pour mettre en valeur sa marque employeur et créer de l’engagement. Face à une méfiance accrue des individus face aux entreprises, il convient de trouver de nouvelles façons de communiquer pour être certain que les messages aient un impact important. Mais comme toute action, l’Employee Advocacy doit mesurer son efficacité pour s’assurer de la pertinence du programme et des objectifs. Et qui dit mesure de la performance dit KPI.

Des objectifs mesurables

Choisir des KPIs mesurables et accessibles est le meilleur moyen de convaincre l’entreprise de se lancer dans la mise en place d’une telle stratégie. Des objectifs mesurables permettent en effet d’établir un diagnostic clair des performances, qu’il s’agisse de réussites comme de points d’amélioration. Cela implique également d’avoir les outils et les infrastructures pour mesurer certains indicateurs, ainsi que de déterminer si investir dans certains outils (monitoring des réseaux sociaux, taguage du site web…) est une nécessité.

Une mesure de la performance transversale

Un programme d’Employee Advocacy nécessite les compétences de plusieurs départements : marketing, ventes, ressources humaines… Il implique de maintenir une dynamique de communication et de contribution entre différents corps de métier. Certains KPI sont spécialement émis et mesurés par ces départements, une bonne coordination et l’implication des bonnes personnes est à assurer. Un challenge, certes ! Mais possible.

Les KPIs pour l’Employee Advocacy

Les KPIs s’articulent autour de différentes thématiques : Ventes, marketing, communication, RH… D’où la nécessité de les déterminer et mesurer de manière transversale à travers différents départements.

Le nombre d’employés recrutés et actifs dans le programme

L’employee advocacy nécessite de motiver les troupes à prendre part à un nouveau projet. L’un des objectifs du programme est d’amener les collaborateurs à partager du contenu lié à l’entreprise sur leurs propres social media. Déterminer les motivations qui pousseront les collaborateurs à s’engager dans la durée est un élément central pour le succès de votre programme d’Employee Advocacy. Mesurer ce type d’indicateur est un plus pour apporter des améliorations à votre programme et s’assurer que les employés nourrissent régulièrement les réseaux sociaux.

Le nombre de posts des collaborateurs

Les collaborateurs engagés dans un programme d’Employee Advocacy ont tendance à être plus actifs sur les réseaux sociaux, ce qui implique une transition digitale réussie ou au moins mature parmi vos collaborateurs. Mesurer le nombre de posts qu’ils produisent et partagent est un bon moyen de constater quels sont vos ambassadeurs les plus impliqués et jusqu’à quel point le programme est bien implanté.

La portée des posts

Grâce aux réseaux sociaux, il est beaucoup plus simple de mesurer le rayonnement d’une marque. A l’aide d’outils, il est plus aisé de voir le bruit fait autour de votre marque. Lors d’une campagne d’Employee Advocacy, c’est un bon indicateur pour voir si les posts des employés sont vus et jusqu’à quel point. Il est également utile de savoir si vous touchez une nouvelle audience grâce à ce procédé.

L’engagement des posts

Toujours dans cette optique, mesurer les likes, les partages et les commentaires permet d’avoir une meilleure idée de la façon dont l’Employee Advocacy est entrée dans les habitudes numériques des employés. Lorsque c’est possible, mesurer la transformation des posts est un bon moyen de mesurer la vitalité du programme et son efficacité. Combien de clic y a-t’il sur les posts ? Quels sont les sujets les plus partagés ?

Le trafic et le taux de rebond sur votre site web

Les réseaux de vos employés ont des bénéfices : si on se fie aux théories des groupes de pairs, il va y avoir de fortes chances que leurs relations travaillent dans le même corps de métier ou/et soient issues des mêmes écoles. Ensuite, une bonne partie de leur réseau ne connait pas votre entreprise, ce qui vous octroie une cible totalement neuve. Du coup, vérifier le trafic sur votre site web et les canaux qui vous amènent ce trafic est un indicateur clé à suivre.

Mais si le trafic est un indicateur parlant en termes de volume, le taux de rebond est indispensable. Ce taux vous indiquera quelle proportion des visiteurs sur votre site web le quitte sans avoir réalisé aucune action dessus. S’il est trop élevé, il est souvent révélateur d’un problème en termes de stratégie ou dans la façon dont votre site web est en adéquation avec les attentes des utilisateurs ou les promesses de votre communication.

Le nombre de candidats qualifiés qui postulent ou qui sont référés

Un point bénéfique à re-valoriser sa marque employeur par le biais de l’Employee Advocacy, c’est que votre structure gagne en visibilité et en attractivité. L’un des premiers éléments qui peuvent vous éclairer sur l’efficacité de vos actions est une hausse dans le nombre de vos candidatures. Ensuite, s’il existe un solide système de cooptation dans votre entreprise, une hausse notable de références est également l’un des signes d’une stratégie d’Employee Advocacy efficace.

Le nombre de leads générés

C’est un indicateur que les départements Marketing, ventes ou communication vont suivre en particulier. C’est le pendant de l’indicateur précédent et dépend des objectifs définis avant le lancement de la campagne. Un lead va donc prendre des formes variées : cela peut-être le nombre de formulaires complétés via des publications du programme employee advocacy, ou des prises de contact spontanées par exemple.

Les KPIs pour l’employee advocacy sont, vous l’aurez compris, nombreux et variés. Nous avons réuni ici les plus importants à suivre pour vérifier que les mécaniques essentielles de votre programme sont bien huilées. Il est également à noter que ce type de programme porte ses fruits sur le long terme, vérifier ces indicateurs dans la durée est donc plus sage.

 

Camille Barbry est content manager et Cheffe de projet pour Change Factory. Cat lady invétérée et slasheuse de choc, elle aime s’occuper de son blog sur la pop-culture, est accro à Netflix et lit beaucoup de romans de science-fiction où tout se passe mal.