Quelles compétences sont indispensables pour un intrapreneur ?

par | Déc 10, 2020 | Intraprenariat

Une idée de projet a germé dans votre tête, vous pensez qu’il pourrait être utile au sein de votre entreprise et souhaitez participer à un programme d’intrapreneuriat. Ou alors vous travaillez au sein des RH, vous souhaitez lancer un programme d’intrapreneuriat. Problème, vous avez du mal à déterminer quelles compétences sont indispensables aux intrapreneurs pour mieux déterminer quelles formations vous allez sélectionner ? Pas de panique ! Nous accompagnons des intrapreneurs depuis quelques années et avons identifié les compétences indispensables à faire fructifier par le biais de votre programme.

 

Trouver la bonne posture

Être intrapreneur, c’est avant tout expérimenter une nouvelle façon de travailler ! Il est donc indispensable qu’il trouve la bonne posture entre son projet porté au sein des programmes et son rôle quotidien au sein de l’entreprise. Il est ainsi essentiel dans un premier temps de :

  • Se mettre dans une posture d’apprenant, de test and learn constant, tant mener un projet demande des compétences multiples, de la communication en passant par la finance, afin de développer une flexibilité à toute épreuve.
  • Se sentir légitime dans son rôle afin de porter avec confiance son projet auprès des différentes parties prenantes, y compris un COMEX.
  • Trouver sa place et la bonne mesure dans une organisation hors de la hiérarchie traditionnelle de l’entreprise.

Mais l’intrapreneur n’est pas le seul à devoir changer de posture. Lors de la mise en place de votre programme, n’oubliez pas de prendre en considération les managers.

Construire un projet économiquement viable

Votre projet peut-être le plus extraordinaire du monde, mais s’il n’est pas rémunérateur, personne ne le soutiendra. C’est une étape qui s’avère aussi piquante pour les intrapreneurs que les entrepreneurs, les outils disponibles dans les deux cas sont indispensables pour aider les apprenants à considérer leurs projets sous un angle pratique. L’aspect financier est en effet une problématique récurrente des projets : 74%, c’est la part des startups qui affichent un excédent brut d’exploitation en perte selon le baromètre startup EY.

Mais comment s’assurer qu’un projet soit économiquement viable ?

 

Bien identifier les problèmes de ses utilisateurs et tester sa solution (Design Thinking)

La première étape est d’être certain que son projet réponde de manière pertinente à une problématique des clients. En effet, difficile de créer un modèle économique viable si la solution se révèle in fine peu pertinente avec les besoins réels de votre cible.

En construisant des projets sur la base d’une méthodologie Design Thinking, les intrapreneurs apprennent à tester leurs projets en situation réel, à créer des prototypes et éprouver la pertinence de leur projet. C’est un donc une compétence importante à développer, qui permet de développer l’empathie et de mieux en prendre en compte les attentes d’autrui tout en prenant l’habitude de tester des solutions possibles.

Savoir construire un business model convaincant

 Une fois que vous avez éprouvé votre solution, un intrapreneur doit être capable de structurer son offre dans un business plan afin de démontrer la viabilité de son projet. Et le business model en est la partie financière. Le business model répond donc à la question : comment va-t-on faire de l’argent ? Un business model mal préparé et peu clair n’aura qu’une seule finalité : la perte de vos financements et n’inspirera pas la confiance des différentes parties prenantes.

Dans ce cadre, un bon moyen de structurer sa pensée est de construire un business model canvas, ou matrice d’affaires. Cette méthode permet de cartographier efficacement partenaires, canaux, revenus… Attention cependant, cette partie technique peut nécessiter un accompagnement pour bien en comprendre l’aspect stratégique et construire un business model solide en conséquence. N’hésitez pas à nous contacter à cet effet !

Trouver les bons alliés et les prescripteurs

Si un entrepreneur s’appuie sur son réseau pour pousser son projet en avant, un intrapreneur doit également savoir identifier et catégoriser ses alliés pour un projet. Il s’agit pour celui-ci d’établir une cartographie des alliés, sponsors… Il est indispensable de montrer à de potentiels investisseurs que le porteur de projet est capable d’identifier les différents acteurs dont il a besoin du soutien pour avancer, qu’il est capable de convaincre et d’emmener d’autres personnes dans ce projet mais aussi de reconnaître ce qui lui manque pour aller plus loin.

Savoir défendre son projet

Une idée superbe mais que l’on ne parvient pas à vendre risque de tomber aux oubliettes. Savoir défendre son projet est indispensable pour convaincre des investisseurs ou même des proches du bien fondé de votre projet. Dans cette optique, savoir mener un pitch efficace est un point important pour un intrapreneur.

Si la notion est souvent mise à mal car présentée comme superficielle, c’est surtout un moyen de présenter avec efficience les points saillants de son projet en peu de mots tout en adoptant la bonne posture rhétorique. Pitcher permet également de créer un storytelling efficace, qui montre que vous connaissez votre sujet sur le bout des doigts et de rassurer votre auditoire ainsi que vos potentiels soutiens et investisseurs.

Quid de ces compétences clés au-delà de la durée du programme ? 

Depuis quelques mois, l’intrapreneuriat est devenu l’un des sujets les plus discutés au sein des comités de direction et des départements d’innovation. Et s’il est simple d’apercevoir les bénéfices directs – à court terme et à long terme – pour l’entreprise, qu’en est-il pour le collaborateur, une fois sorti du temps dédié pour l’intrapreneuriat ? Comment peuvent-ils valoriser cette expérience d’apprentissage dans la durée ?

Est-ce une simple ligne sur un profil LinkedIn ou est-ce une profonde modification des compétences qui s’ouvrent sur les compétences du XXIe siècle ?

Et comment les directions RH vont-elles les intégrer dans les référentiels de compétences existants dans leurs organisations ?

Cette corrélation entre compétences – au sens référentiel, piloté par les RH et ayant une incidence lors des entretiens annuels et professionnels – et valorisation des acquis lors d’une expérience d’intrapreneuriat est un sujet riche mais pourtant peu abordé.

Nous allons pallier ce manque et en reparlerons en détails dans les prochaines semaines.

Voici des exemples non exhaustifs des compétences indispensables pour devenir un intrapreneur de première classe ! Un porteur de projet en interne doit être capable de porter de multiples casquettes, ce qui peut sembler être intimidant et requiert une bonne dose de confiance en soi, d’où la nécessité de construire un programme cohérent qui puisse leur permettre d’acquérir toutes les compétences clés dont ils ont besoin. Car, bonne nouvelle, la plupart d’entre elles peuvent s’apprendre par le biais de coaching, de suivi et de formation.

 

Portrait Camille

Camille Barbry est content manager et Cheffe de projet pour Change Factory. Cat lady invétérée et slasheuse de choc, elle aime s’occuper de son blog sur la pop-culture, est accro à Netflix et lit beaucoup de romans de science-fiction où tout se passe mal.