CES 2021 : premières impressions sur cette édition inédite, tout en numérique

par | Jan 21, 2021 | Évènement, Futur du travail

Nous sommes de nouveau en janvier, et qui dit janvier dit plus grand rendez-vous annuel de la tech, j’ai nommé, le CES. Seulement, comme les plus fins limiers l’auront déjà deviné, pas de voyage à Las Vegas cette année. A la place, un événement intégralement virtuel et gratuit pour ceux qui étaient déjà allés à une précédente édition (et qui ont gardé l’œil bien ouvert pour ne pas rater la date limite d’inscription).

Les écueils habituels du distanciel malgré une organisation très maîtrisée

Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre pour être honnête, nous redoutions déjà que cette expérience tourne au marathon conférence en ligne. Premier écueil déjà, au moment de faire notre programme : le décalage horaire. Même si des efforts ont été fournis et quelques rediffusions programmées, la moitié des conférences se déroulent la nuit pour les européens que nous sommes. Mais la totalité des conférences sera apparemment disponible on demand à la fin du salon, et ce jusqu’en février.

Ceci dit, n’en jetons pas plus tout de suite : les conférences commencent pile à l’heure, et se terminent pile à l’heure (sauf petits couacs techniques… qui ont eu l’air de se multiplier au fil du temps). On sent que les présentations ont été travaillées au millimètre, ce qui les rend riches et rythmées. La plupart durent 30 à 45min, pour ne laisser aucune chance à la perte d’attention, et nous avons laissé une heure entre chaque pour avoir le temps de reprendre nos notes (et nos esprits). 

Bien entendu, nous retrouvons les mêmes désagréments que dans toute conférence à distance : chiens qui aboient en arrière-plan, sonneries de téléphone, alertes sur l’ordinateur… Le son est d’une qualité variable d’un intervenant à l’autre (ce qui pose sérieusement la question de la nécessité pour une entreprises de prendre en charge une partie des équipements des personnes en télétravail). Mais d’un autre côté, cela renforce la proximité pour des interventions que l’on sent parfois très travaillées !

D’autres couacs sont à prendre en compte

Autre regret, les interventions sont très descendantes, aucune session question réponse ne semble au programme, ce qui limite l’aspect interactif. A noter aussi qu’aucun système de sous-titrage n’a été prévu, même sur les vidéos pré-enregistrées des exposants pour présenter leurs produits. Problématique quand on se vente de ses solutions d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap auditif (coucou Samsung).

A déplorer également, les conférences qui exigent qu’on cède nos données pour pouvoir y assister. Nous les avons nommés les sharkaux (mélange de requin et de chacaux)(comment ça on dit des chacals ?). Ils ne perdent pas une seconde pour vous envoyer une belle nouvelle liste d’email auxquels il faudra se désabonner un par un… Heureusement que le salon est ponctué de conférences sur la privacité des données, sinon on aurait des doutes sur la bienveillance de ses organisateurs ! Enfin comme on dit : quand c’est gratuit, c’est toi le produit (dommage pour ceux qui ont payé pour participer au CES, du coup).

Alors que retient-on ?

  • Une adaptation du présentiel au distanciel en un temps record ! Bravo aux organisateurs et techniciens qui ont dû travailler d’arrache-pied depuis mars pour pouvoir proposer cette édition inédite dans les temps.
  • Une édition qui a techniquement plutôt bien fonctionné, et qui a été préparée au millimètre en essayant de penser global et de prendre en compte les fuseaux horaires de tous.
  • On a beau être le plus grand salon du digital au monde, on rencontre les mêmes problèmes de son / image / affichage de présentation et chien qui aboie sur Teams que tout le monde, et c’est rassurant quelque part.
  • Deux axes d’amélioration : plus d’interactivité et plus d’accessibilité.
Portrait Carole Ballereau

Carole Ballereau est facilitatrice, conférencière, autrice de contenus techniques et pédagogiques, et directrice Chnage Management pour Change Factory. Dans son temps libre, quand elle ne voyage pas, elle dévore les films et les séries aussi vite que les livres tout en tricotant, car cela lui permet de cultiver ses autres passions : les langues et l’interculturel #citizenoftheworld

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